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Typologie des documents produits

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Les premiers documents notariés conservés remontent aux années 1170 ; il s’agit alors d’actes isolés, expéditions délivrées aux parties concernées par l’acte, et portant le seing manuel du notaire.

Même si on peut considérer que, dès le début du XIIIe siècle au moins, les notaires avaient l’habitude de tenir un registre de leurs actes (145), les registres de minutes ne commencent à être conservés qu’au milieu du XIIIe siècle, et ils sont rares. Le plus ancien registre conservé en France est celui du notaire marseillais Guiraud Amalric (1248) (146), tandis que le registre le plus ancien conservé aux Archives départementales du Tarn est celui de Pons Andrieu, qui instrumentait à Capdenac (Lot) et dans le Tarn actuel ; il couvre les années 1278-1280 (147). C’est toutefois après la fin du premier tiers du XIVe siècle qu’apparaissent dans le Tarn des résidences notariales représentées en continuité : Cordes, à partir de 1337 (148) ; Saint-Sulpice à partir de 1344 (149) ; Lautrec, à partir de 1348 (150) ; Rabastens, à partir de 1361 (151). Le volume des registres antérieurs à 1500 conservés aux Archives départementales du Tarn est déjà considérable, puisqu’on peut l’évaluer à 900 registres environ.

Les registres produits jusqu’au XVIe siècle sont toutefois assez différents de la typologie actuelle, limitée aux minutiers et répertoires généraux. Jusqu’au XVIe siècle en effet, les actes se présentent sous deux formes principales : les « protocoles » et les « ordonnées », si on utilise la terminologie la plus fréquente dans les registres tarnais, ou « brèves » et « étendues » si on utilise les dénominations retenues par Roger Aubenas, à la suite d’Alain de Boüard, et qui ont le mérite d’être d’une plus grande clarté (152).

Seing manuel de Guillaume Ganii, 1314. Archives départementales du Tarn, H 7.

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