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Brouillons ou brouillards

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Brouillard d'Antoine Bissol, notaire de Castres (1555 ancien style). Archives départementales du Tarn, 6 E 19/71.

Dans les inventaires tarnais, quelques registres sont identifiés comme des brouillards ou brouillons, censés correspondre à l’étape précédant l’établissement de la brève. Antoine Bissol par exemple, actif à Castres de 1554 à 1590, tient deux séries de registres strictement parallèles, l’une de nottes et brouillards (215) l’autre de nottes et instrumens au long ordonnés (216).

Mais on peut considérer la première série comme des brèves et la seconde comme des étendues. Il en est de même pour Me Soquier, actif à Labastide-de-Lévis de 1581 à 1609. Il tient deux registres parallèles pour les années 1581-1582, mais l’un (217) semble contenir les brèves, tandis que l’autre contient des étendues (218).

L’écart entre brèves et étendues se réduit à presque rien, de sorte que les brèves tendent à devenir le brouillon des ordonnées, qui sont rédigées parallèlement aux registres de brèves et donc désormais rangées dans l’ordre chronologique…

Cette évolution aboutit au début du XVIIe siècle à l’identification d’un registre de Jean Birbal, actif à Labastide-Montfort – aujourd’hui Labastide-de-Lévis – de 1605 à 1633 comme un « brolhiard » (219) du registre des actes et protocolles (220) qui couvre les mêmes années. Ce titre de « brolhiard » qui figure sur la couverture du registre, est une mention postérieure au registre lui-même. Les mêmes actes figurent dans les deux registres, mais les actes ne sont signés qu’au « brolhiard ». A notre sens, ce registre se rapproche donc plutôt d’un registre de brèves. Les collections tarnaises semblent donc ne pas contenir de brouillards stricto sensu, même si certains registres portent cette dénomination.

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