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Archives professionnelles et personnelles

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Archives personnelles de Jean Iché, notaire à Labastide-de-Lévis (1601-1616). Archives départementales du Tarn, 3 E 1/10438.

Citons pour finir quelques archives personnelles des notaires, égarées dans leurs minutiers. Dans le fonds Estavialle se trouvent des cahiers personnels de Jean Iché, notaire à Labastide-de-Lévis de 1600 à 1623 : deux traitent tant des afferes de la maison que des autres qui me concernent, le troisième regroupe des acquisitions et accords personnels (256).

Les fonds notariés recèlent quelques documents relatifs à la pratique professionnelle des notaires. En tant que notaires d’abord, citons les rôles des registres de leurs prédécesseurs, dressés au moment des successions. Ainsi, par exemple, un état des registres de 1541 à 1708 de l’office d’Antoine Enjalran est remis par sa veuve à Pierre Alphonse Solier en 1716 (241). Ces successions sont parfois difficiles et laissent quelques traces, telle cette protestation sur l'état de dépérissement dans lequel on abandonne l'étude de Bernard Bruel, décédé en 1673 après cinquante-cinq années d’exercice à Albi, ses deux gendres semblant se disputer la place (242). Quelques pièces relatives à la comptabilité des études ont également été versées, mais plutôt pour la période moderne ou contemporaine : livre des sommes dues de 1836 à 1839 à Me Valette, notaire à Milhars (243).

D’autre part, les notaires exerçaient fréquemment d’autres professions, en plus de celle de notaire, et les fonds notariés l’attestent. Parmi leurs archives professionnelles figurent en effet des documents produits dans le cadre de ces fonctions, notamment en tant que professionnels de l’écrit d’abord – comme greffiers des communautés ou des cours de justice – puis en tant que professionnels du droit – comme avocats, procureurs, féodistes. Antoine Meissonnier (244) a examiné le cas des notaires de Lautrec sous cet angle de vue.

Certains notaires sont greffiers d’une cour de justice, comme Bernard de Alano en 1494 (245), ou trésoriers du consulat des forciae de la vicomté, à l’image de Pierre de Paleriis à la fin du XIVe siècle (246). Certaines fonctions dénotent une réelle proximité avec les vicomtes de Lautrec. Guillaume Bordonis a été ainsi procureur du vicomte et du consulat de Lautrec en 1443 afin de s’opposer à la répartition du subside accordé au roi par les Etats à Béziers (247). Enfin, Guiraud Siguerii semble être le notaire personnel du vicomte Pierre de Foix en 1452 (248).

Au XVIIe siècle, les notaires sont encore cantonnés dans le rôle de greffier de cour de justice, comme Pierre Mazieres (actif vers 1643-1673) (249), Jean Bezombes (actif vers 1644-1694) (250) et Michel Frezouls (actif vers 1680-1690) (251).

Mais, au XVIIIe siècle, ils occupent des postes de magistrats : Joseph Jullia est procureur juridictionnel de la cour entre 1721 et 1744 (252). Entre 1721 et 1790, les registres d’audience livrent des noms familiers de notaires de la ville qui sont avocats, comme Jean Baptiste Pezet entre 1745 et 1776 (253), ou lieutenant principal de la cour, comme Jacques Antoine Guy en 1778 (254), avocat également entre 1783 et 1790 (255).

 

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